In Memoriam – Disparition du « Guitar Hero » Eddie Van Halen

In Memoriam – Disparition du « Guitar Hero » Eddie Van Halen

6 octobre 2020. La nouvelle tombe via Instagram. Le fils du guitariste légendaire Eddie Van Halen vient d’annoncer le décès de son père des suites d’un cancer, à l’âge de 65 ans.

Né aux Pays-Bas, Van Halen émigre aux États-Unis avec sa famille au début des années 60. Ils s’installent dans la ville de Pasadena, en Californie. Avec son frère Alex à la batterie, et le chanteur David Lee Roth, ils formeront le groupe éponyme Van Halen.

Ce musicien de génie a ouvert la voie à une nouvelle génération de « Guitar Heroes », en perfectionnant et popularisant la technique du tapping. Cette technique a déjà été utilisée au début des années 70, par Steve Hackett, guitariste du groupe Genesis. Elle consiste à utiliser les doigts de la main droite (celle utilisant le mediator), et de taper sur le manche de la guitare avec les doigts de cette main, pour offrir plus de virtuosité, de nouvelles harmonies, et jouer plus de notes.

Un musicien de génie à la technique novatrice

Pour répondre à ses attentes en matière de rendu sonore, Van Halen a conçu sa propre guitare, sorte d’instrument hybride, assemblée avec différentes pièces, tel un bricolage d’enfant. À juste titre, elle est surnommée « Frankenstrat ». C’est sur un premier modèle que le guitariste réalisera son premier album Van Halen en 1978, sur lequel il forgera les bases de son jeu si novateur.

Avec cet album, Van Halen va populariser le tapping, grâce au titre Eruption, un des solos les plus mémorables de l’histoire de la musique. Il réitèrera cette performance en public, en 1983, sur un solo de Beat it, en duo avec Michael Jackson.

1 an plus tard, il recrée un solo similaire, Spanish Fly, joué sur guitare acoustique. La sonorité de celle-ci met encore plus en avant la technicité hors-paire du musicien. Qui pourrait croire que derrière ce génie, se cachait un musicien qui ne savait pas lire la musique. Il déclara à ce titre, au cours d’une interview en 1980 pour le magazine Rolling Stone : « Je ne connais rien aux gammes ou à la théorie musicale ».

Le premier album du groupe est un triomphe. Il s’écoule à plus de 15 millions d’exemplaires dans le monde, est référencé parmi les 500 meilleurs albums de tous les temps par Rolling Stone, et est cité dans l’ouvrage Les 1001 albums à écouter avant de mourir.

En 1984, il enregistrera l’un de ses plus grands hymnes : Jump. C’est le seul titre du groupe à atteindre la première place du classement Billboard Hot 100. Dans ce tube, le synthé se fait la part belle, et aura une influence sur les futures compositions du groupe. Jump, c’est aussi l’hymne de l’O.M. depuis 1986, lors de l’entrée de l’équipe au Vélodrome.

Une forte addiction aux drogues

Le groupe perd ensuite de sa superbe à partir de 1985, année qui signe le départ de David Lee Roth, pour une carrière solo. Au fil du temps, ce sont les problèmes de santé et d’addiction aux drogues qui apparaissent. En 2000, on lui ôta un tiers de la langue des suites d’une tumeur. Gros consommateur de drogues et de tabac, il a longtemps lutté contre un cancer des voies digestives. Également alcoolique, cela impacta son mariage avec l’actrice Valerie Bertinelli, qui divorça après 16 années de mariage. Van Halen se déclara sobre en 2008.

Pour lui, l’usage de drogues et d’alcool n’entrent pas dans un cadre festif : « Je ne bois pas pour m’amuser […]. L’alcool et la cocaïne sont des choses que j’utilise en privé, pour le travail ». C’est un cancer de la gorge qui aura eu finalement raison de l’artiste.

Aujourd’hui toutes nos pensées et nos prières sont tournées vers sa famille et ses proches.



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